Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Montréal : Top 10 des lieux à visiter – Partie 1

J’ai pu passer 3 mois à Montréal en 2000, dans le cadre d’un stage pendant mes études. J’ai pu vivre cette expérience avec 3 camardes de promo, avec qui j’ai découvert pour la première fois le Canada et plus précisément le Québec et même un peu les États-Unis grâce à 3 jours passés à New York.

Je me souviens être tombé amoureux de Montréal dès mon arrivée. Je pense que c’était surtout dû au contraste par rapport aux villes que j’avais vues jusqu’alors (quasi que françaises), et car c’était la concrétisation de mois de recherche de stage, de logement, de préparation et également de montage de dossier pour un financement du trajet via l’OFQJ (Office Franco Québécois pour la Jeunesse).

Une de mes photos de Montréal en 2000, ici le bâtiment des Terrasses Bonsecours, sur le Vieux-Port

J’ai eu l’occasion depuis cette fameuse année 2000 de retourner au Canada (3 fois à Vancouver) et aux Etats-unis (San Francisco, New York) mais je rêvais vraiment de retourner à Montréal. J’ai profité d’un moment libre prévu au mois de septembre 2022 pour me programmer ce voyage.

Je trouve toujours des compagnons de voyage pour mes divers périples mais j’avais envie de faire celui-ci en solo. Après un peu d’hésitation, j’ai décidé d’opter pour un hébergement en auberge de jeunesse, pour compenser avec l’aspect solo du voyage solo, pour économiser pour de futurs voyages et également car j’avais lu beaucoup de bien de M Montréal ! (auberge de “jeunesse”, mais… sans limite d’âge, heureusement 🙂 ).

Mon but dans ce voyage était également de travailler sur mes divers projets web en cours dans un autre cadre, de rencontrer des partenaires de business pour mes sites et trouver de nouvelles idées … 

Je suis arrivé à Montréal le 5 septembre 2022 … malgré la fatigue du voyage, j’ai déposé mes affaires à l’auberge et je suis directement allé … au Top 1 de ma liste !

1 – Mont-Royal

Si je devais conseiller à quelqu’un une visite à faire pour démarrer son séjour à Montréal, je lui dirai sans hésiter de se diriger vers le Mont-Royal !

Il faut savoir que le Mont-Royal n’est ni une colline, ni un ancien volcan, c’est une montagne ! Il provient d’une montée de roche (gabbro) en fusion, formée dans les profondeurs de la Terre, qui s’est par la suite refroidie et solidifiée.

Donc “la montagne” comme les montréalais l’appellent souvent culmine à 233m d’altitude, et aucun bâtiment ne peut l’égaler dans la ville car une loi limite leur hauteur à 200m.

Le Mont-Royal vu depuis le bout de la rue Peel

Le Mont-Royal abrite le parc du Mont-Royal, qui constitue le principal « poumon vert » de Montréal.

L’endroit le plus emblématique et visité du parc est le belvédère Kondiaronk. Celui-ci offre une vue imprenable sur une grande partie de la ville : Vieux port, centre-ville et ses buildings, université Mc Gill, etc  …

Vue sur le centre-ville de Montréal depuis le belvédère Kondiaronk

Cet endroit est souvent très fréquenté par les touristes, mais il est tellement grand qu’on a bien de la place, que ce soit pour admirer la vue ou prendre des photos et/ou selfies. Il y a de plus une ambiance très sympa, à chaque fois que j’y suis allé pendant le séjour j’ai bavardé naturellement avec des gens, notamment pour s’aider à identifier les différents bâtiments que nous voyions.

Voici quelques photos prises depuis le belvédère Kondiaronk.

Il y a diverses options pour accéder au belvédère Kondiaronk, mais dans tous les cas ce sera à pied, donc prévoyez de bonnes chaussures de randonnée ! Voici les 3 options que j’ai testées :

  • Option 1 : idéale si vous venez du centre-ville : il faut s’arrêter à la station de métro Peel, remonter la rue Peel, monter par les chemins aménagés puis par les escaliers qui mènent au belvédère Kondiaronk
  • Option 2 : si vous voulez voir un beau monument avant de monter : il faut se diriger vers le Monument à sir George-Étienne Cartier (ancien premier ministre du Canada) qui est au croisement de l’Avenue du Parc et de la rue Rachel O, puis monter le chemin puis les escaliers qui mènent au belvédère Kondiaronk

Au niveau du belvédère, vous trouverez un grand chalet, inauguré en 1932. D’inspiration Beaux-Arts français et Arts and Crafts, sa grande salle est ornée de boiseries, d’un plafond voûté, d’une grande cheminée et de lustres rustiques.

Vous pourrez y admirer des grands tableaux illustrant des moments choisis dans l’histoire de Montréal. L’entrée gratuite, la visite est rapide et vous pourrez prendre un petit café, donc n’hésitez pas à y passer.

De loin, vous verrez forcément la croix du Mont-Royal. D’une hauteur de 30 mètres, elle fut érigée en 1924. Elle rappelle qu’en 1643, Maisonneuve, fondateur de Montréal, tint sa promesse de planter une croix de bois sur le mont Royal si sa colonie de 49 personnes survivait à la menace des inondations. Elle s’illumine le soir et est visible à 80 km de distance. 

Un chemin permet d’y accéder, soit depuis le belvédère Kondiaronk, ou bien depuis le belvédère Camilien-Houde, situé de l’autre côté de la montagne, un peu moins connu. (Chemin en travaux en septembre 2022, je ne sais pas jusque quand).

Ce belvédère est beaucoup plus petit mais offre une vue impressionnante, orientée sur les quartiers de l’est de Montréal, avec en leur centre le Stade olympique et sa fameuse tour inclinée.

Vue depuis le belvédère Camilien-Houde

Pour accéder à ce belvédère :

  • Il est possible de remonter par des petits chemins de randonnée à partir de le Monument à sir George-Étienne Cartier situé à la base du Mont-Royal (c’est assez mal indiqué mais Google Maps « connaît » la route à pied)
  • Il y a un parking mais aussi un arrêt de bus juste à côté de ce belvédère.

À noter qu’à ce belvédère, il y a aussi un arrêt pour les bus touristiques, c’est donc assez bruyant car ils laissent leur moteur tourner le temps de l’arrêt de 10/15 minutes destiné à leurs passagers … À choisir je vous conseille donc largement le belvédère Kondiaronk !

Les autres endroits pouvant être visités quand vous êtes au niveau du Mont-Royal :

  • Le Lac aux castors et son parc : joli bassin artificiel datant de 1938, dans un parc épousant la pente de la montagne (donc très belle vue depuis le haut du parc)
  • L’oratoire Saint-Joseph : lieu de pèlerinage très visité, dont la construction a été terminée en 1937. Son dôme gigantesque atteint 97 mètres. Le parc situé à côté est agréable à visiter, avec diverses statues représentant le chemin de croix. L’intérieur, avec ses escalators, son manque de luminosité et son aspect très bétonné fait un peu penser à “un centre commercial des années 70” (la comparaison n’est pas de moi mais d’un français qui avait visité cet endroit juste avant moi ! il n’avait pas tout à fait tort …). Cependant, de gros travaux de rénovation sont en cours donc le lieu devrait être plus agréable dès 2024, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.
    Un peu glauque : vous trouverez au fond du bâtiment le coeur du fondateur de cet oratoire, dans du formol.
  • Le Cimetière Notre-Dame-des-Neiges : une ambiance assez apaisante, mais intéressant uniquement si vous avez le temps et que vous aimez les cimetières… 

2 – Vieux-Montréal et Musée de la Pointe à Caillère

Le Vieux-Montréal est comme son nom l’indique le plus ancien quartier de Montréal. C’est l’endroit où l’histoire de la ville a commencé au XVIe siècle. Par ses contrastes, il illustre à lui-même les évolutions de la ville à travers le temps.

Une des rues principales, plus anciennes et plus fréquentées du Vieux-Montréal

En déambulant sur ses pavés, on découvre des ruelles et bâtisses « à la française » abritant des boutiques (souvenirs, artisanat, mode …), et bien sûr de nombreux restaurants. Attention : les Québécois vous diront que ce sont des restaurants à touristes, et certainement pas ceux avec le meilleur rapport qualité-prix !

En s’éloignant un peu du coeur du Vieux Montréal, on arrive dans des rues avec des bâtiments clairement plus inspirés par l’architecture britannique. Autre signe de ce « mélange » un peu déroutant : sur la place Jacques Cartier, très française par son architecture et les maisons qui l’entourent, on trouve une colonne avec en son sommet l’amiral Nelson (l’amiral anglais qui a défait Napoléon à Trafalgar !). C’est une petite touche britannique ajoutée après la cession de la Nouvelle France à la Grande Bretagne en 1763, pour bien montrer qui étaient les maîtres des lieux désormais.

Après avoir flâné dans les rues anciennes, les lieux particulièrement intéressants à visiter dans le Vieux Montréal sont :

  • La Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours : église de pèlerinage de Montréal, fondée par la française Marguerite Bourgeoys en 1655 (entrée gratuite)
  • Le marché Bonsecours :  ancien marché public de Montréal, datant de 1847, construit par les britanniques. Il abrite maintenant de belles boutiques d’artisanat local (entrée gratuite)
  • La basilique Notre-Dame : style néo-gothique, construite entre 1824 et 1829 par les britanniques, mais inspirée des deux tours de Notre-Dame de Paris. (Entrée payante : 14 $ CAN, deux fois plus pour le spectacle lumineux nocturne)

Je vous conseille également une adresse assez peu connue, qui m’a été conseillé par l’Office du Tourisme de Montréal présent sur le Vieux Montréal.
Il s’agit de Crew Collective & Café : une ancienne banque des années 20, reconvertie en café / coworking. L’intérieur est vraiment magnifique ! Comme je suis “digital nomade” j’ai pu y travailler quelques heures, c’est vraiment très agréable.

Si vous voulez en savoir plus sur l’histoire de la ville de Montréal, n’hésitez pas à visiter la Pointe-à-Callière : Cité d’archéologie et d’histoire de Montréal. 

Les différents bâtiments de la Pointe-à-Callière

De l’époque des autochtones à l’époque actuelle, en passant par la venue de Jacques Cartier en 1535 puis par la colonisation par les pionniers français de la mission de Ville-Marie, emmenés par Maisonneuve et Jeanne Mance en 1642, vous y apprendrez énormément de choses.

Ce musée est situé au lieu même où le village pionnier s’est installé. Vous y découvrirez donc ses vestiges archéologiques, mais aussi les fortifications qui ont été construites ensuite. On passe même d’un des bâtiments du musée à l’autre en empruntant les anciennes égouts de la ville !

La visite guidée dure environ 30 minutes et est vraiment passionnante. Je vous recommande vraiment de faire cette visite avec un/une guide et non seul, car c’est une partie de l’Histoire assez méconnue, vous ne pourrez pas vous référer à des choses apprises pendant votre scolarité, comme quand vous visitez par exemple les Châteaux de la Loire.  De plus les guides québécois sont vraiment très bon pour rendre leurs explications vivantes, concrètes et drôles ! En tout cas ceux que j’ai eu la chance d’avoir étaient tous de vrais passionnés.

J’ai surtout été étonné d’apprendre que la motivation initiale de l’installation de cette ville « extension » de la France était religieuse, menée par une société religieuse catholique non liée à la couronne française, qui voulait évangéliser les autochtones découverts par Jacques Cartier au siècle précédent.  La motivation est ensuite devenue commerciale (fourniture de matières premières pour l’artisanat en France) puis impérialiste avec l’arrivée de l’empire britannique dans le jeu.

Lors de mon passage à la Pointe-à-Callière, il y avait une exposition temporaire sur les Vikings, qui sont le premier peuple européen à avoir débarqué sur le continent américain, dans les régions habitées par les Inuits au nord du Canada, au 11e siècle.

Exposition Vikings : La Pierre de Jelling : Représentation de Jesus par les vikings au moment de la christianisation en 965.

On y retrouvait de nombreux objets de l’époque de ce fameux peuple scandinave et beaucoup d’explications sur les dieux scandinaves (Odin, Thor, Loki …). Un parallèle est bien sûr fait avec les comics et films Marvel (Thor), mais aussi avec d’autres oeuvres qui s’inspirent de la culture viking, comme Le Seigneur des anneaux ou Games of Throne.

Si vous avez encore un peu de temps, vous pourrez explorer le Vieux Port de Montréal, avec notamment la Tour de l’horloge, la Grande roue et le parc l’entourant.

3 – Canal de Lachine en vélo

Faire du vélo le long du Canal de Lachine a vraiment été pour moi un des moments les plus agréables du séjour, une découverte totale car je ne connaissais pas du tout cet endroit.

Ouvert en 1825, et agrandi deux fois au XIXe siècle, ce canal a joué un rôle important dans le développement industriel de la ville de Montréal, et du Canada tout entier. Son utilisation a commencé à décliner dans les années 70, du fait de l’ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent en 1959.

Bateaux marchands prêt de la Dominion Wire Works (Canal-de-Lachine) – 1903

Progressivement, des aménagements ont été créés pour permettre aux habitants d’y circuler, avec notamment l’aménagement d’une piste cyclable dès 1977 et la réouverture du canal à la navigation de plaisance en 2002.

Classé troisième plus beau circuit urbain du monde par le magazine Time en 2009, le circuit le long des deux berges du canal de Lachine représente plus de 29 kilomètres !

Les pistes cyclables sont vraiment bien aménagés, larges et donc présentes sur les deux rives du canal. Elles sont bien séparés des chemins destinés aux piétons, ce qui est important vu le nombre de promeneurs et jaugeurs côtoyant les vélos à toute heure de la journée.

A divers endroits il est possible de passer d’une rive à l’autre en empruntant des anciens ponts métalliques à la fois laissés dans leur état initial, mais rénovés et adaptés à la circulation mixte vélo / piéton.

La nature y est très présente malgré l’aspect très « industriel » des lieux, où des vestiges de la révolution industrielle du Canada ont été laissés sur place, parfois réaménagés en bureaux ou en lofts. C’est le cas par exemple des lofts Redpath, aménagés en 2004 dans les bâtiments de la Sucrerie Redpath (datant de 1854), ainsi que du nouveau quartier installé dans l’ancienne friche industrielle Griffintown.

Des panneaux vous expliqueront l’histoire de ces bâtiments si cela vous intéresse !

La vue sur la ville est souvent obstruée par les nombreuses nouvelles habitations construites le long du canal, mais à certains endroits la skyline de Montréal est visible, ainsi que le Mont Royal … les amateurs de photo seront ravis.

Une fois arrivé au niveau du marché Atwater, il ne faut pas hésiter à y faire un tour, que le tour en vélo vous ai ouvert l’appétit ou non.

Ouvert depuis 1933, on est tout de suite frappé par le bâtiment qui l’abrite : ses dimensions impressionnantes et son architecture de style art déco. C’est un marché un peu moins populaire et bon marché que le Marché Jean Talon, mais proposant de bons fruits et légumes. Vous y trouverez aussi boucheries, poissonnerie, boulangeries, fromageries, chocolateries, épiceries fines … Par exemple la fromagerie Atwater propose plus de 750 variétés internationales et locales.

Il y a dans le fond du bâtiment une boulangerie / pâtisserie parfaite si vous avez un petit creux, que vous aimiez le salé et/ou le sucré. Vous y trouverez des pâtisseries typiques comme les « danoises » et des sandwichs assez originaux, dont certains faits dans des croissants.

Concernant l’aspect pratique, deux solutions s’offrent à vous pour pouvoir faire du vélo le long du canal de Lachine :

4 – Île Saint-Hélène et Île Notre-Dame

Montréal est une île fluviale, la plus grande de l’Archipel d’Hochelaga, qui en compte 320.

Les îles Saint-Hélène et Notre-Dame en font également partie, mais sont beaucoup plus petites.  Il est possible de se parcourir ces deux îles, elles sont facilement accessibles soit via le métro ou via les navettes fluviales (7,50 $, uniquement à certaines périodes de l’année, 10 liaisons/jour : www.navettesmaritimes.com).

Plusieurs ponts vous permettent également de vous y rendre à pied ou en vélo.

Le vélo est vraiment l’idéal pour ne pas vous limiter à une petite partie de ces îles, mais les découvrir quasi intégralement, je vous conseille de visiter ces îles avec un vélo (vélos en libre service Bixi ou location de vélo).

Sur la photo ci-contre : une des 700 stations Bixi de Montréal, celle-ci étant située dans le Vieux-Montréal, parfait pour débuter un circuit Île Saint-Hélène et Île Notre-Dame

De plus, parcourir le circuit de Formule 1 du Grand Prix du Canada en vélo c’est vraiment plus sympa qu’à pied ! Il se situe en effet sur l’île Notre-Dame, comme vous pourrez le découvrir dans la description de ces deux îles.

L’île Sainte-Hélène

L’île Sainte-Hélène a été baptisée ainsi par Samuel de Champlain lors de son arrivée sur l’île de Montréal en 1611. D’une superficie de 50 hectares à l’origine, les travaux d’Expo 67 l’ont agrandie à 120 hectares.

En 1992, la portion ouest de l’île a été réaménagée en un vaste amphithéâtre en plein air, où sont présentés des spectacles à grand déploiement.
Sur une belle place en bordure de la rive, faisant face à Montréal, on peut admirer « L’Homme » , une superbe sculpture d’Alexander Calder inaugurée pour l’Expo 67. L’île est dominée par la tour de Lévis simple Château d’Eau aux allures de donjon érigé en 1937.

Le monument le plus impressionnant et emblématique de tout Montréal est la Biosphère, qui est l’ancien pavillon des États-Unis d’Exposition universelle de 1967. D’un diamètre de 80m, il s’agit du premier dôme géodésiques (généralisation d’une ligne droite sur une surface). Depuis 1995, la biosphère abrite un musée de l’environnement qui traite des grands enjeux liés aux changements climatiques.

L’île Notre-Dame

L’île Notre-Dame est sortie des eaux du fleuve Saint-Laurent en l’espace de 10 mois, grâce aux 15 millions de tonnes de roc et de terre transportés sur le site depuis le chantier du métro (1967).  l’île offre d’agréables canaux et jardins, aménagés à l’occasion des Floralies internationales de 1980.

Au centre de l’île, les amateurs de jeux d’argent pourront dépenser leur argent au Casino de Montréal, aménagé dans l’ancien pavillon de la France de l’Exposition universelle de 1967. Des galeries supérieures, on a de beaux points de vue sur le centre-ville et sur la Voie maritime du Saint-Laurent.

Au bout de l’ile, vers le pont Victoria, la plage Jean-Doré accueille les amateurs de sports nautiques et de baignade.

Dans le jardin des Floralies, on peut également louer des embarcations pour se promener dans les petits canaux. Dans le bassin olympique créé pour à l’occasion des Jeux olympiques de 1976,  il est possible de s’initier à l’aviron.

L’installation sportive la plus impressionnante est pour sans doute le circuit Gilles-Villeneuve, qui accueille le Grand Prix de Formule 1 du Canada au mois de juin se transforme en piste cyclable le reste du temps . Il est totalement intégré aux différents chemins piéton et cyclistes de l’île, via divers chemins d’accès. On peut donc se contenter de parcourir juste une partie.

Ces îles proposent en plus à divers endroits des vues fantastique sur Montréal. Pour réaliser de belles photos, c’est l’endroit idéal !

5 – Jardin botanique / Parc Olympique / Biodome

Le Jardin botanique de Montréal est un des plus grands et anciens jardins botaniques du monde : il a ouvert ses portes en 1931, et déclaré lieu historique national en 2008.

L’idée de doter Montréal d’un jardin botanique de grande envergure a germé dans l’esprit d’un jeune professeur de botanique. Scientifique passionné, botaniste chevronné, habile et tenace négociateur, le frère Marie-Victorin (1885-1944) voulait éveiller les consciences à la beauté et à l’utilité du monde végétal. Pour y arriver, il s’est entouré de fidèles collaborateurs dont Henry Teuscher (1891-1984), l’architecte paysagiste qui a conçu l’aménagement des lieux.

C’est un véritable musée à ciel ouvert où les végétaux sont collectionnés, étudiés, exposés et interprétés. Sur près de 75 hectares, à travers 10 serres d’exposition et une trentaine de jardins thématiques, ce jardin permet de réaliser un véritable tour du monde végétal.

Si vous devez vous contenter de visiter juste une partie du Jardin botanique, je vous conseille ce circuit :

  • La serre (située à gauche de l’entrée)
  • Les jardins chinois et japonais
  • Le jardin des « First nations »
  • L’insectarium (attention il faut repayer un billet d’entrée, du même prix que le billet d’entrée au Jardin botanique)

Ma zone préférée lors de ma visite du jardin botanique a été le jardin chinois, magnifique grâce à ses temples, son étang parsemé d’étranges créatures géantes et colorées en papier, et son jardin des bonsaï. 

Il s’agit d’un jardin regroupant une quinzaine de bonsaïs de diverses espèces, dont certains ont plus de 100 ans ! Le plus vieux a plus de 140 ans.

Voici des photos des serres, du jardin First Nations et de l’extérieur de l’Insectarium :

A proximité du jardin botanique se situe le parc Olympique de Montréal (Jeux olympiques de 1976), avec bien sûr le stade olympique surnommé par les Montréalais l’éléphant blanc.

Chef d’oeuvre d’architecture ou délire (d’un architecte français) c’est à vous de juger. Sa fonction initiale était de permettre d’abriter une toile géante en kevlar pouvant être déposée au sommet du stade puis « rangée ».  Mais ce système n’a fonctionné que 2 ou 3 fois, avant d’être totalement abandonné.

La tour inclinée du stade olympique de Montréal est la plus grande tour inclinée du monde, avec 165m pour un degrés d’inclinaison de 45 degrés.

Vous pouvez monter à son sommet grâce un système de cabine/ascenseur, en rénovation au moment de ma visite (réouverture prévue en 2024).

Si vous faites le tour du stade, vous verrez une exposition photo montrant que ce stade a bien servi depuis les Jeux Olympiques de 1976 ! Visite du Pape, Concerts des Jacksons (avec Michael Jackson) pour la tournée Victory Tour en 1984, etc …

A côté du stade vous trouverez le Biodôme – Espace pour la vie de Montréal.

Le Biodôme est un musée-zoo qui permet aux visiteurs de découvrir, sous forme ludique et passionnante la faune et la flore de quatre des plus beaux écosystèmes du continent américain.

On est réellement plongé dans chacune de ces zones : humidité et chaleur dans la partie tropicale, froid sec dans la partie polaire, avec même de vrais pingouins !

La visite dure environ 1h, et vous pourrez ensuite vous restaurer dans un resto très sympa situé à la fin de la visite, un resto « bio » bien sûr.

L’entrée adulte pour le Biodôme coûte 22,00 $ CAN.

Montréal : Top 10 des lieux à visiter – Partie 1 – Just Travels